Avant propos : Face aux accusations souterraines et pernicieuses, il est bon que je précise ma pensée sur la nationalité et la préférence nationale. Je vous recommande de garder ce texte. On en reparle dans 10, 15, 20 ans. Je redéveloppe cette prise de position dans un livre en écriture de manière plus documentée et plus technique. #Républiqueparallèle

Le mal. Le mal est toujours insidieux. Il rampe comme un cancer après la chimiothérapie. Il se glisse dans les angles obscurs de nos pensées. Invisible.

Il me disait. : « il faut que les français bombardent Cocody ». Et moi, toujours pour des solutions négociées, j’étais abasourdi. Lui prétendait être ivoirien. Collègue de bureau jusqu’au jour où il m’assène en riant ; « Je suis (…censure) J’ai toujours détesté les ivoiriens. J’ai votre carte donc je suis aussi ivoirien !!!!! »

Le mal. Pendant que j’étais inquiet pour mes amis dans l’armée, la police, dans les recoins de la capitale, au village quelqu’un souhaitait que mon pays s’embrase. Il avait notre identité.

Quand je dis que je suis russe, c’est normal ! Mais je suis interdit de dire que je suis fier d’être ivoirien. Je ne dois pas avoir d’origine. Je dois être un ivoirien lambda. Je ne dois plus faire référence à ma langue. Être ivoirien gomme mon village, mes origines, ma préférence nationale.

Qu’en est-il ailleurs ? Puis-je faire tout ce que je veux ailleurs ? Nous devons être l’exception. Nous devons tout permettre. Enfin de compte nous sommes tous étrangers. C’est ça ? On va faire simple bannissons l’état civil. Laissons cette préférence nationale. Ne soyons plus ‘’xénophobe’’. Ayons des identités simples pour des opérations bancaires. Bannissons la Cote d’ivoire. Soyons un pays libre. Soyons le NO MAN ‘S LAND. Un pays où chacun vient et part. Tout le monde libre de faire ce qu’il veut.

Le mal est toujours désintéressé. Il trouve tout normal. Le mal rampe dans les consciences. Il n’a pas de visage, ni d’identité.

Au Ghana rigolant un jour, je lance : « je suis ghanéen de toute façon. Mes origines sont ici. Il s’énerve. « Non tu n’es pas ghanéen ». Sous le regard incendiaire de cet ami à mon AMI, je me suis confondu en excuses.

Combien de fois ai-je du faire semblant de ne pas être ivoirien pour écouter des méchancetés, des projets sur la Côte d’Ivoire. Oui, certains nous aiment plus et mieux que nous-mêmes. Et savent plus que nous, ce qui est nettement mieux pour nous.

Une autorité me dira en Gxxxxxxxx, je connais mieux la Côte d’Ivoire que toi. Grand magistrat, il avait servi longtemps ici. J’écoutais religieusement ses anecdotes sur notre État. Nous étions nus devant ce parterre de personnalités. Humilié, j’ai trouvé mon refuge dans un départ arrangé.

Je vais vous dire le fond de ma pensée. Ce pays est une terre hospitalité, pas une terre d’immigration. Ce pays est une terre belle, ouverte, mais elle a des propriétaires. Si nous ne prenons garde, à régler ces 3 problèmes majeurs : le code de la nationalité, le foncier, l’armée. Il nous faudra un jour entre sang et pleurs, faire notre bilan. Je suis pour une Côte d’Ivoire ouverte. Ouverte au débat. Ouverte aux normes, à un état civil vrai et authentique.

Souvent les binationaux, ou les naturalisés, ou les ivoiriens issus de métissages croient qu’ils sont rejetés. Non. Un ivoirien est un ivoirien. Nous devons construire cette unité pour nous nos enfants. Nous sommes tous égaux dans la légalité.

Vous ne trouverez nul part un peuple aussi hospitalier que les ivoiriens. Nul part.J’ai dit.

Le mal est toujours dans le détail, dans les actions floues. Rien ne rend libre que la vérité.

Je vais le redire encore, en français facile. Redéfinissons les règles de la nationalité, liquidons les contentieux. Prenons le temps de bâtir un état civil fiable.

Défendons les intérêts de ce pays en faisant de la préférence nationale pour nos secteurs stratégiques. La Côte d’Ivoire doit est libre, son économie libre. SA SOUVERAINETÉ DOIT ÊTRE PRÉCIEUSE ET SANS COMPROMISSION.

Le mal nait et prospère dans les fuites, le silence, les flous, les querelles, les doubles jeux…

L’origine de notre mal est l’ignorance, la mauvaise foi, la duplicité, l’égoïsme et surtout la félonie.

Évitons la naissance du mal en cette terre d’ Eburnie. Évitons les larmes et le sang. Ne donnons pas de naissance au mal.